En route pour Pai, et notre première expérience d’inondation…

Après ces cinq jours dans les montagnes de Mae Song, nous prenons la direction pour PAI (à prononcer Paille), une petite ville au nord de la Thailande, connue dans les années 60 pour être un vrai repère de hippie et de fumeurs d’opium.

De Chiang Mai à Pai : la route du vomi!

Pai est à 3h de Chiang Mai en minivan.

Pour aller à Pai, il faut prendre « la route du vomi » : 3H de route de montagne comportant plus de 400 virages. A coté de ça, les 21 lacets de l’Alpes D’Huez paraissent aussi agréable pour l’estomac qu’un Paris-Lille sur l’A1.

Bref, cette route fut longue, très longue, et très chaude. La clim ne marchait pas vraiment dans ce van et au bout du 200 ème virage, ce qui devait arriver arriva : ma voisine chinoise de devant se mit à vomir, encore etencore. Puis se fut le tour d’une autre touriste (chinoise également) qui lui tint compagnie, la pauvre elle n’avait même pas prévue assez de sac… Dans cette ambiance très conviviale, où chacun partage les souvenirs de son déjeuner, non pas en bluetooth mais en vision 3D olfactif, nous avons néanmoins tenu le choc, malgré une nausée plutôt intense, notre estomac a tenu le coup et nous a permis de garder une certaine dignité.

Cette route c’est un peu un défi lancé à tous les touristes partageant un moment de vie dans un van, qui sera le plus fort ? Qui ne vomira pas son déjeuner ?

Malheureusement, quand nous reprendrons cette même route une semaine plus tard pour retourner à Chiang Mai, la fatigue aura raison de moi, et mon estomac ne me le pardonnera pas. Coincée entre les épaules de Clément et d’un militaire qui entre deux ronflements laissait tomber son corps endormi sur moi, je dû lutter entre ma nausée et cette invasion militaire sur le peu d’espace qui m’était impartie dans ce van. Trop d’effort, trop de virages, trop de tout, j’ai rendue. Je l’avoue mais j’ai rendue avec classe, cachée derrière un arbre, pendant la pause pipi.

 

Arrivée à Pai

Après ce voyage éprouvant, nous arrivons enfin à Pai. Nous prenons un taxi pour l’hotel que nous avons réservé sur Booking : le Pai Water House, on l’a choisi parce qu’il était pas trop cher avec une piscine. Sauf que quand on arrive, il y a un panneau qui indique que la piscine est fermée pendant toute la saison…cool… je négocie avec la proprio pour qu’elle nous baisse le prix vu qu’il y a pas de piscine et qu’en plus les photos qu’on avait vu sur le site sont très flatteuses et pas vraiment en phase avec la réalité, le petit jardin mignon ressemble en réalité plutôt à un terrain vague abandonné…bref…elle nous accorde une remise et on décide de partir en ville pour chercher un autre logement pour le lendemain. Il fait déjà nuit, et dans la rue principale de Pai, il y a un petit food market plutôt sympa, on s’achète pleins de bons truc à manger, humm la bouf thailandaise est vraiment TOP !

Pai : une ville Hippie ?

IMG_3416Pai était un repère de hippie dans les années soixante. Je ne sais pas vraiment ce qu’est un hippie en 2016, mais en tout cas à Pai, les dreadlocks et les sarouels avec des éléphants ont remplacé les lunettes rondes et les pattes d’eph. Si c’est ça le style hippie du 21ème siècle, alors oui, on peut dire que PAI est toujours une ville hippie.

Il y a beaucoup de touristes et d’expat ici et il règne une ambiance relax plutôt sympa, même si parfois on peut faire une overdose de « soo cool attitude brother » ou être fatigués par certains touristes qui se croient partout chez eux et se baladent torse nu dans la rue sous les yeux parfois réprobateurs de certains locaux.

 

Le tourisme chinois à Pai

Il y a beaucoup de touristes chinois à Pai, (rappelez vous les deux qui ont vomi dans le van!)

Apparemment il y a un film culte chinois (un peu à l’eau de rose) qui a été tourné à Pai et du coup les chinois aiment y faire une sorte de pèlerinage pour voir en vrai là où ont été tourné les images du film.

C’est un peu comme aller à Bali pour se prendre pour Julia Roberts dans EAT PRAY LOVE ou aller sur l’ile de Koh Lanta pour les francais qui aiment Denis Brognart.

Les touristes chinois sont connus pour louer des scooters sans en avoir jamais conduit un. Du coup ce sont de vrais danger public, surtout que les routes de Pai ne sont pas forcément très large, on en a vu plus d’un zigzaguer dangereusement entre les étals du marché manquant d’écraser tous les gens sur leur passage.

A quelques kilomètre de Pai, il y a un « village chinois », mais franchement ça vaut vraiment pas le coup d’y aller. En fait c’est juste un piège à touriste, il y a que des magasins chinois qui vendent du thé, des théières et pleins d’autres babioles.

 

Se la couler douce…

IMG_0973A pai, on a pas foutu grand chose :

  • des petit déjeuner « healthy » au Om Garden
  • des massages (qui me semble toujours être de la torture légale)
  • de la lecture
  • des balades en scooter (on a encore hérité d’ un scooter Barbie avec des casques rose assortis ! )
  • manger pleins de trucs trop bon au marché de nuit, faire du shopping (enfin faut aimer les sarouels avec des éléphants sinon…)
  • boire des cocktails en écoutant de la musique live (il y a énormément de concert de groupe de reprise rock’n’roll plutôt bons un peu partout dans Pai)     IMG_0930Pai

IMG_0936On avait trouvé un petit resort avec des bungalows tout simple au bord de la rivière. Pour y arriver, il faut passer un pont en bambou tout pourri qui menace de s’écrouler à chaque pas. Derrière il y a des champs de cannes et d’autres petits bungalow. On y est resté 3, 4 nuits et alors qu’on avait décidé de partir pour un autre bungalow plus loin le lendemain, on a vécu un cauchemar la derrière nuit…

 

L’inondation….

Ca fait plusieurs jours que je dois écrire ce paragraphe sur l’inondation mais je repousse à chaque fois, car même si cela fait 3 mois que c’est arrivé à l’heure où j’écris ce texte, je me sens encore bien marquée par ce qui s’est passé cette nuit là.

Ce soir là, il a commencé à pleuvoir lorsqu’on s’est s’endormi vers 21H. Je me suis réveillée deux fois , je me suis levée et j’ai juste constaté qu’il pleuvait encore, et que l’une des prises de courant grésillait puis je me suis recouchée.

Quelques heures plus tard, vers 5H, alors qu’il pleuvait toujours, Clément me réveille en panique : « Chérie faut que tu te lèves maintenant » !

je sors de mes rêves quasiment tout de suite, sentant dans sa voix qu’il se passe quelque chose d’anormal. Je me lève, la porte est ouverte et la je vois qu’il y a de l’eau partout, il a plu toute la nuit et la rivière auprès de laquelle on dort est sortie de son lit. L’eau est déjà montée d’au moins 50 cm et le temps qu’on rassemble nos affaires, l’eau commence à rentrer dans notre bungalow.

IMG_0944Il fait noir et les gens dorment autour. Le proprio du lieu a déjà commencé à frapper à toutes les portes et nous conseille de nous mettre sur la plateforme en bambou de l’accueil. Mais l’eau, qui nous arrivait déjà aux genoux en sortant du bungalow, monte très vite et la plateforme n’est pas assez haute. On ne peut pas rester ici, il faut partir ailleurs… Où ? On ne sait pas…car le pont pourri qu’on prenait pour regagner la route vers la ville, s’est évidement fait emporter par le courant…

IMG_0937Le propriétaire en panique nous donne une direction où aller tandis qu’il tente de sauver le plus de choses possible et réveiller les autres personnes. Nous nous enfonçons dans les ténèbres de la nuit, marchant à la queue leu leu dans l’eau qui m’arrive désormais à la taille.

Sur le chemin, on entend tout à coup des gens qui crient « Help ! » Je m’arrête et crie aux autres qu’ils faut aller aider ces gens, qu’ils sont peut être coincés. Je suis prête à aller dans leur direction quand le propriétaire du resort part à leur secours et nous dit de continuer à marcher.

Nous sommes désormais en chef de file avec Clément car les autres personnes de devant ont continuer d’avancer quand on s’est arrété pour voir d’ou les cris de demande en aide venaient.

Peu à peu, des branches et des bambous flottant sur l’eau, s’amassent et se referment autour de nous comme un piège. Il faut désormais repousser très fort ces bambous qui arrivent en contre courant sur nous pour avancer. Clément et un autre gars se chargent de nous frayer un chemin dans les branches et nous on suit derrière. Deux mec me poussent pour me doubler… C’est dans ce genre de moment critique que l’on voit les bas instinct de l’être humain…

Les insectes aussi sont en panique et à deux reprises un cafard géant s’agrippe à mes cheveux (dégueu, je pousse un petit crie) j’enlève aussi discrètement une énorme araignée du cou de Clément sans qu’il s’en rende compte. Je prie pour ne pas croiser un serpent dans cette eau marron répugnante…Un chien à côté de nous est coincé dans les branches qui s’accumulent de plus en plus. Ils tremblent car il n’arrive plus à nager avec toutes ses branches. Une fille le prend dans ses bras et le sauve.

A ce moment là, je me demande ce qu’on va faire, on marche sans savoir où on va, l’eau monte tellement vite… Je m’imagine devoir monter à un arbre en espérant que la crue s’arrête…j’ai peur…L’eau m’arrive maintenant à la poitrine. Je porte ma guitare à bout de bras pour ne pas qu’elle soit mouillée, mais je n’ai plus de force. Je dis à Clément : « tant pis je jette ma guitare, j’arrive plus à avancer ». Mais Clément m’empêche de le faire et la prend sur son dos. Il est plus grand et l’eau lui arrive à la taille.

Puis, enfin, alors que soleil commence à se lever et qu’on y voit un peu plus clair, on aperçoit au loin une route qui monte, hors de l’eau… On est sauvé… On rejoint cette route, tandis que d’autres vacancier arrivent.

Ci dessous une photo de nos bungalows

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Tout le monde semble perdu, on ne sait pas si c’est un mauvais rêve ou la réalité. Mais il y a quand même une touriste chinoise qui arrive à me demander de poser avec elle dans ma chemise de nuit trempée !

Je me mets à discuter avec une fille en culotte qui me raconte qu’elle s’est réveillée plus tard que nous et qu’elle a du sauter par la fenêtre, et nager pour rejoindre la route, elle n’avait pas pied. Pendant ce temps, Clément est retourné dans l’eau pour aider des locaux qui essaie de sauver leur scooter.

On ne sait pas trop quoi faire, on a plus de maison, il est 6H du matin. Un homme qui habite dans les hauteurs vient nous apporter une bouteille d’eau et donne un tee-shirt sec à ma nouvelle copine en culotte. Je lui demande si elle est seule et elle me dit que oui, je lui propose de rester avec nous. Sur la route, on croise un Thai en panique, à moitié en pleurs, qui nous dit de monter le plus haut possible car si le pont de la ville pète, la ville entière va être inondée.

Pas rassurés, nous commençons à marcher sur une route qui monte, en suivant ses conseils. Notre nouvelle amie en culotte, nous dit qu’elle connait une patronne d’un bar pas loin qui pourrait nous ouvrir (il est 6h du mat, tout le monde dort, enfin tout ceux qui habitent loin de la rivière). On frappe à sa porte plusieurs fois et elle finit par ouvrir en me hurlant dessus, en me demandant pourquoi je la dérange à cette heure ci. Je lui dis plusieurs fois le mot « flood » (inondation) avant qu’elle réalise le drame et s’excuse pour avoir mal réagi. Elle est souvent dérangée la nuit par des gens bourrés, et elle pensait qu’on était de cela.

Elle nous propose du thé et du café, on se sèche, on fait l’état des lieux de nos affaires trempés. Ma copine en culotte a tout perdu… elle a même plus un pantalon ni une paire de tong. Je lui file un de mes pantalons, elle décide de rester un peu là tandis que clément et moi, partons en ville pour voir ce qui s’y passe.

 

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Sur le coup ma première réaction est de vouloir prendre un ticket de bus pour déguerpir le plus vite possible, loin de cet endroit.. mais finalement on se dit que c’est important de rester encore un peu, retourner voir le propriétaire quand la rivière sera retournée dans son lit, lui payer la nuit qu’on lui doit… Le pauvre, lui il a vraiment tout perdu…

On réalise que notre scooter garé près du pont pourri a du finir dans l’eau lui aussi et qu’il faut se rendre là où on l’a loué pour leur annoncer. Mais sur le chemin, comme par magie, on retrouve notre scooter rose barbie en plein milieu de la route avec d’autre scooter. Il met un peu de temps à démarrer, il a pris l’eau mais il finit par vrombir à nouveau après quelques minutes ! Des gens ont du bouger tous les scooters garés près de la rivière avant qu’ils ne soient tous emportés. On a de la chance, on a juste perdu les casques.

On arrive à l’endroit ou on a loué le scooter et on lui dit qu’on était dans l’inondation , qu’on a retrouvé le scooter mais que les casques ont été emporté. Elle comprend qu’on a perdu le scooter, elle se met à pleurer, alors moi aussi je me mets à pleurer tout en lui expliquant qu’on a retrouvé le scooter, elle met quelques minutes à comprendre et est soulagée. Enfin un peu, car elle a du en perdre pas mal des scooters cette nuit là…

Il règne une ambiance lourde dans la ville, on est bien loin de l’ambiance hippie et festive de Pai. On ère comme des zombies, les jambes encore tremblantes. Certaines personnes viennent de se lever et ne sont pas encore au courant du désastre. C’est surtout les gens qui étaient un peu à l’extérieur de la ville, près de la rivière qui ont été touchés, comme nous…

On décide d’aller prendre un petit déjeuner au « Om garden », un lieu où on se sent vraiment bien. Au moment de commander, en regardant ma tête, le serveur me demande si ça va, et là j’éclate en sanglot, je lui raconte ce qu’on vient de vivre. Sur le moment, tu gardes le contrôle, ton instinct de survie est plus fort, alors tu avances , même si tu as peur, tu avances. Mais là maintenant qu’on était sortis de l’eau et en sécurité, j’avais besoin d’évacuer tout ce stress et cette peur que j’avais ressentie.

Je pensais au possible victimes, je me disais « et si tout le monde ne s’est pas réveillé », je pensais « on aurait du crier plus  pour réveiller tout le monde »…

Mais dans l’urgence, on ne pense pas à tout, on réalise pas vraiment tout de suite ce qui se passe, on agit de manière presque automatique, ça doit être ça l’instinct de survie…

Alors que je calme un peu mes pleurs devant ma tasse de thé, une femme s’approche de notre table. Elle a entendu ce qu’on venait de vivre et nous propose d’ouvrir sa maison et de nous héberger le temps qu’on aura besoin. Il y a des gens qui te doublent en te poussant dans une inondation en pleine nuit parce que tu ne marches pas assez vite et il y en a d’autres qui t’aident. Et ça fait vraiment chaud au cœur. On accepte son offre, on part acheter des tongs pour notre nouvelle amie d’inondation, qui a trouvé elle aussi un nouveau logement. Puis on part chez cette gentille dame, on prend une douche et on dort toute l’après midi, j’ai un peu de fièvre mais il paraît que ça peut arriver quand on a eu très peur. Quand on se lève, notre hôte nous apprend qu’elle a été voir des flics au bord de la rivière qui lui ont annoncé qu’ils avaient retrouvés deux corps ce matin…ça nous a glacé le sang…

La Sacrocranial therapy

Le lendemain, après une nuit remplie de cauchemars dans lesquel l’eau s’engouffre à nouveau dans notre chambre, on repart au Om garden prendre notre petit dèj. Le propriétaire des lieux, un amie de notre nouvelle hôte, s’assoit à notre table et nous dit qu’il propose un soin gratuit de « Sacrocranial therapy » à tout ceux qui étaient dans l’inondation. Il nous explique que les traumatismes peuvent s’ancrer profondément dans le corps et que ce soin peut justement aider à faire sortir des émotions bloquées.

On accepte  et nous voilà « sacrocranialtherapié » trente minute chacun. Après ce soin, Clement et moi, on se sent vraiment tous les deux beaucoup plus zen et calme.

Retour sur les lieux

Plus tard dans la journée, on décide de retourner à notre ancien bungalow, la rivière est déjà revenue à la normale. Elle est montée de plus de 7 mètres en quelques heures, puis comme si de rien n’était, elle est retournée tout aussi vite dans son lit, laissant derrière elle une terre dévastée, ressemblant à un champ de boue géant

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On reprend la route qu’on a parcouru dans l’eau la nuit dernière. On voit enfin, le chemin, les trous, les bosses. Quand tu entourée d’eau dans le noir, tu perds complètement ton sens de l’orientation. Mais là on découvre enfin en plein jour, le parcours qu’on a fait dans cette eau marron. Tout n’est que boue et marécage. On parvient quand même à arriver jusqu’à la réception, et on trouve le propriétaire qui commence déjà à nettoyer. On lui demande comment ça va, il nous explique qu’il en a au moins pour 3 mois de nettoyage avant de rouvrir son resort. On lui paye la nuit qu’on lui doit (et quelle nuit!), il nous remercie et nous dit qu’il a retrouvé nos trousses de toilette et les casques de scooter ! J’aurai aimé retourné dans mon bungalow, voir jusqu’ou l’eau était monté dans notre chambre, mais on a pas osé demandé, et c’est peut être mieux comme ça.

La vie reprend son cours, enfin presque…

On s’est donnée rendez vous le soir avec notre nouvelle copine d’inondation, pour boire un verre à l’Edison café, qui proposait « un open mic ».

Je prends un verre de vin plutôt pas mal pour la Thailande. Il n’y a pas grand monde en début de soirée, et je finis par m’inscrire pour chanter une chanson. Ca fait du bien, on oublie presque ce qui s’est passé le temps de quelques heures.

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Puis il se met à pleuvoir beaucoup à nouveau, et je commence à stresser à nouveau, j’ai peur que ça recommence. Même si maintenant on ne dort plus à coté de la rivière, je suis sur mes gardes. Et ce fut comme ça pendant longtemps, même plus tard dans d’autres pays comme vous le verrez dans les prochains post.

Dès qu’il se met à pleuvoir plus de deux heures et qu’il y a une rivière pas loin, je commence à paniquer. Mes cauchemars dans lesquels l’eau monte dans notre chambre ont persisté tous les soirs pendant plusieurs jours. Et parfois, j’en rêve encore. Le plus effrayant, fut la vitesse à laquelle l’eau est monté, l’eau m’arrivait aux genoux quand on est sorti du bungalow, 15 minutes plus tard, j’en avais jusqu’au dessus de ma poitrine et elle a continué de monter encore alors que nous regagnions les hauteurs jusqu’ à un niveau hyper impressionnant.

 

Bye Bye Pai! Bonjour Myanmar!

Voilà…on peut vous assurer qu’on oubliera pas Pai de sitôt !! On est resté encore plusieurs jours à trainer sans faire grand chose, se reposer, se remettre de nos émotions, manger des trucs au « night market », prendre des brunch de malade, préparer notre arrivée au Myanmar.

Parce que oui, l’étape suivante était de rejoindre Chiang Mai, pour prendre un avion direction le Myanmar. On a failli remettre en question nos plans après avoir entendu qu’il y avait eu énormément d’inondation également au Myanmar quelques semaines auparavant. Malheureusement à cause du réchauffement climatique, chaque année les inondations sont de en plus fréquentes et destructrices pendant la mousson en Asie…

Finalement, on a décidé d’y aller quand même. Alors on a dit au revoir à Pai, au revoir à la Thailande, au revoir l’inondation et on est reparti vers de nouvelles aventures….

 

Conseil pour jeune padawan voyageurs à Pai

Meme si idyllique les petits bungalow près de la rivière sont, ailleurs tu dormiras !

Si dans une inondation tu te trouves, positif tu resteras.

Le village Chinois à quelques kilomètres de Pai, pour ne pas perdre ton temps, tu éviteras.

Pour la route de Chiang Mai à Pai, des sacs plastiques et un médicament pour le mal des transports, tu prendras.

Tous les soirs au night market de Pai, tu te régaleras.

Si un endroit reposant et ombragé avec des plats délicieux tu cherches, au Om garden tu iras.

Si tu ne sais pas conduire un scooter, un scooter tu ne loueras pas.

Pour des politiques qui font de l’écologie une priorité, si tu tiens à ta planète, tu voteras.

Immersion dans la culture Karen dans les montagnes de Mae Song

Chiang Mai et présentation du concept de Spicy Villa

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Après notre périple dans le sud, nous avons pris un avion jusque Chiang Mai pour y passer une nuit avant de faire un trek dans les montagnes.

A la base, on voulait faire du couchsurfing, pour rencontrer un peu plus des locaux. En faisant des recherches sur le site, on est tombé sur le profil très intéressant de Samart, un thai né dans le nord du pays, qui a passé huit ans dans un monastère, avant de faire des études de tourisme et de management spécialisées sur les minorités ethniques et les éléphants pour devenir guide ensuite pendant 10 ans.

C’est comme ça qu’on a découvert l’endroit où passer les 5 prochains jours: le Spicy Villa:IMG_2936IMG_2937

Samart a crée un village écolodge dans les montagnes de Mae Song appelé Spicy Villa. Les bungalows sont construits selon le savoir-faire traditionnel local. Ils font pousser leurs propres fruits et légumes, l’électricité est solaire. Ils soutiennent également les communautés locales à travers de nombreux projets (écoles, assistance médicale) et emploient directement les habitants des villages alentours comme guide ou autre.

Plus d’infos ici :

www.chiangmaiecolodges.com

http://www.nextstepthailand.com

Bref, son concept nous a plu et plutôt que de faire du couch surfing a Chiang Mai, nous avons choisi une des formules proposése sur son site pour partir plusieurs jours dans les montagnes de Mae Song.

On a choisi la formule « 5 jours en Immersion dans la culture Karen » incluant un logement au Spicy villa, une nuit dans le village Karen, des cours de cuisine Thai, des treks dans la jungle, l’apprentissage des techniques Karen de construction en bamboo, et de tissage… bref 5 jours bien chargés que je vais vous décrire ci dessous !

Apres une demi journée à flaner dans la ville de Chiang Mai, nous passons la nuit dans la guest house Pakinai avant de partir le lendemain pour le spicy Villa.

 

Mae Song Mountains

JOUR 1 : L’arrivée dans la boue à Spicy Villa 

A 9h tapante, Boon, notre guide, vient nous chercher dans notre guest house à Chiang Mai. Dans la voiture, il présente le programme des 5 jours (ça semble déjà un peu différent que ce qui est écrit sur le site mais ça a l’air cool!).

Il est originaire de la région, et commence à nous expliquer toute l’histoire de la la ville de Chiang Mai. Il travaille seulement depuis 8 mois comme guide pour Spicy Villa, avant il conduisait des bateaux à Phuket. Bref il a l’air très sympa, et aime expliquer les choses.

Premier stop au bord de la route pour m’acheter une grosse machette afin de fabriquer des tasses en bamboo pendant le séjour !

Le marché

On s’arrête sur un marché pour faire le plein de provisions pour les jours qui arrivent. Thong Di, notre autre Guide Karen vient nous rejoindre en scooter et nous offre des épis de mais grillés !

Boon nous montre et achète pleins de légumes et fruits qu’on ne connait pas pour nous faire goûter (longanne, fruit du dragon, ramboutan…)

Lorsqu’ il part acheter la viande et le poisson, je m’éloigne un peu car la vue et l’odeur de toute cette viande et ce poisson cru sur l’étalage au chaud sans glace, entourés de mouches , me fait un peu tourner de l’oeil.

Un moment donné, je vois des genres de grosses boules marrons bizarres, comme des gros steack de foie sur un étalage, Boon m’explique que ce sont des boules de sang séché…là je sens la nausée qui monte…

Boon est végétarien depuis plus de 20 ans mais il veut quand même nous enseigner comment cuisiner les plats traditionnels avec de la viande et du poisson.

Balade en Vélo

VTT in the rice fields

Après le marché on repart vers les montagnes, et on s’arrête à un magasin de vélo pour louer des VTT. Au programme : 2h de balades en vélo à travers des villages et des rizières. C’est super beau. Boon s’arrête de temps en temps, pour nous expliquer toute le processus de la culture du riz :de la semence, au repiquage minutieux des plants, brins par brins, dans les champs inondés, puis la récolte, le séchage des grains et le vannage.

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Il nous explique qu’il est fils de fermier, il a donc travaillé lui aussi dans les champs. A l’époque, ils avaient pas besoin de beaucoup d’argent pour se nourrir car il trouvait tout ce qu’il fallait en péchant poissons, crabes, et serpents dans l’eau des rizières.

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Pause dej

Après les 2h de vélos, on s’arrête en bas des montagnes dans un petit resto local pour le déjeuner. Boon nous demande si ça nous dérange pas que la mère de Thong Di monte dans notre voiture jusqu’ au village Karen. Elle sort tout juste de l’hôpital et c’est l’occasion pour elle de remonter en voiture, plutôt qu’en scooter. On accepte évidemment.

Pendant le diner, une grosse averse se met à tomber. Boon a entendu que la route de montagne jusqu’au village était très mauvaise aujourd’hui à cause des nombreuses pluies. Il nous rassure en nous disant qu’il roulera très lentement et que ça ira…. (en fait, comme vous le verrez plus tard, ça n’ira pas!!)

On passe donc chercher la mère de Thong Di, une vieille dame de 80 ans qui ne parle que Karen.

Dou la gadoue, la gadoue, la gadoue …

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Puis on se met en direction de la route de montagne, et en effet, elle est très mauvaise…

Dès la première montée, les roues du 4X4 commencent à patiner dangereusement dans la boue. Impossible d’avancer, on est coincé. Je m’inquiète pas plus que ça mais quand Boon commence à faire marche arrière, là le 4X4 glisse lentement vers le bord de route et il perd le contrôle du véhicule.

Clément, qui est du coté du précipice de la route, voit mieux à quelle distance du vide nous sommes. D’un coup il devient tout blanc, et me dit : « faut qu’on sorte de la voiture là c’est trop dangereux »

oui car Boon, tentait toujours de sortir de cette mer de boue, sauf que ça nous faisait juste glisser de manière incontrôlable vers le vide.

Boon nous demande donc de sortir, et on commence à marcher sur cette piste dans lequel chacun de nos pas s’enfoncent profondément dans la boue.

La mère de Thong Dit sort aussi, elle est à pieds nus et on se met de chaque coté d’elle pour pas qu’elle glisse. Entre deux, plusieurs hommes, nous voyant dans la mouise (ou plutot dans la boue) se sont arrêtés. Nous, on attend en haut du virage avec la grand mère Karen, qui s’est assise sur une pierre.

Quelqu’un sort une corde de je ne sais où, et attache la voiture à un arbre.

La voiture est maintenant juste à côté du précipice, si elle dévie trop, elle tombe.

Mais bon, il y a pas le choix, faut tenter de bouger ce foutu 4X4.

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Boon essaie de le manoeuvrer, tandis que plusieurs hommes, accompagnés de Clément (venu prêter main forte) tire sur la corde pour essayer d’éloigner la voiture du précipice et la remettre dans le droit chemin. Moi j’observe la scène d’un peu plus haut avec la grand mère Karen à mes cotés qui ne dit pas un mot, enfin si parfois elle parle tout haut, mais je comprends pas ce qu’elle dit.

IMG_0868Après quelques tentatives, ils finissent par réussir à reculer la voiture. D’où on est, je ne vois plus la voiture, je ne vois d’ailleurs plus personne. Clément m’a rejoint, et je lui demande où sont partis Boon, Thong Di et les autres, mais ils ne sait pas. Ha ok…

Super Mamie

Un mec s’arrête en scooter : Max. Il se présente comme le beau frère de Thong Di (donc le beau fils de la grand mère Karen), il nous dit qu’il va emmener la grand mère jusqu’au village sur son scooter. Ha bon ? On aide la grand mère à se relever, et là je me dis qu’elle va jamais réussi à monter sur le scooter. Tu parles !

Alors qu’elle peine à marcher et que le poids des années se voient bien sur son petit corps fragile, elle se met à soulever sa jambe avec la souplesse d’une gymnaste aux JO, et grimpe sur la machine.

Les personnes agées ici sont quand même épatantes. J’ai du mal à imaginer ma grand mère monter sur un scooter sur une piste de montagne super glissante et dangereuse.

 

Motocross jusqu’au Spicy Villa

Bref, on se retrouve plus qu’à deux, certaines personnes passent en scooter et nous lancent un regard du genre « mais qu’est ce que vous foutez là au bord de la route » !

Au bout d’un moment, voyant que personne ne revient nous chercher, on redescend la route à pied. On retrouve un Boon, un peu perturbé, qui s’ excuse de cet incident en nous expliquant que c’était la première fois qu’il n’arrivait pas à monter jusqu’au village !

Il  décide de retourner à Chiang Mai chercher des chaines (et oui ça ne marche pas que pour la neige!) tandis que Thong dit nous conduirait chacun notre tour au village sur son scooter. Je suis donc montée la première, et comme dirait l’autre, j’ai flippé sa mère… Une heure sur un scooter à rouler à 5 km/h sur une route tellement boueuse et glissante que Thong Di devait poser ses pieds par terre la plupart du temps pour nous éviter de tomber. Bref, j’arrive enfin au Spicy villa, où une femme me montre mon Bungalow, et j’attends Clément qui arrive peu de temps après ( il s’est fait prendre en stop sur la route).

Cette après-midi là, nous étions censés faire un trek dans la jungle, suivi d’un cours de cuisine. Mais Boon n’est revenu de Chiang Mai avec les chaines qu’ à 19H. En attendant nous avons rencontrés les deux volontaires sur place.

(oui, car comme on l’a découvert après, on peut être volontaire à spicy villa. En échange du logement et du couvert, tu aides aux travaux dans les champs, dans le village, l’entretien des bungalow… Bref une expérience à tenter la prochaine fois!)

Nous avons diné (toutes les provisions etaient dans la voiture de Boon ,donc on a pas pu commencer à cuisiner avant son arrivée) puis j’ai gratouillé un peu ma guitare, et on est parti se coucher après cette journée remplie d’ émotions…

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JOUR 2 : Une journée et une nuit dans le village Karen

Après cette première journée quelque peu tronquée par l’incident de l’enlisement de la jeep dans la boue, nous partons de bon matin en direction du village Karen.

Le village Karen

Thong Di, notre guide Karen habite là bas avec sa famille. Il est connu et aimé de tout le village car il a été chef pendant plusieurs années. En arrivant, il nous presente sa femme et son fils et nous partons à la découverte du village tous ensemble.

IMG_3056Thong Di, c’est un peu le Mac Gyver Karen. Il connait bien la flore alentour et avec un bout de bois et une feuille, il te fait un super helicoptère pour son fils. Ou alors il s’arrête, cueille une feuille et fait des bulles après avoir cassé la tige et souffler doucement dessus. Et alors si tu lui laisses une machette entre les mains, n’en parlons pas, il te refait toute la vaisselle de ta maison en bambou en une heure, ou juste un lance pierre si tu veux. Bref, c’est épatant tout ce qu’il sait faire avec peu de choses ! On s’arrête à une maison où une femme est en train de trier des grains de riz à l’aide d’un tamis, le geste demande une certaine dextérité !

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Trek dans la jungle

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Après cette petite visite du village, nous retournons chez Thong Di pour manger, et faire une petite sieste avant de partir pour quelques heures dans la jungle.Départ pour le trek, en début d’aprem, sur la route Boon, m’apprend à compter en Thai jusque 10 puis jusque 100. Une heure de marche plus tard, nous arrivons à une cascade, il s’est mis à pleuvoir et notre super Mac Gyver nous fabrique des chapeaux de pluie avec des feuilles de banane. Avec la cape de pluie, et le chapeau, on ressemble à deux sorciers tout droit sortie de Poudlard (l’école d’Harry Potter pour les non-initiés 🙂 ! Enfin en bien moins classe, certes…oui on a l’air con, c’est vrai. Mais des cons au sec!

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IMG_3107Sur le chemin du retour, en marchant dans les champs de riz, nous croisons notre premier serpent (un pas très coolos selon Boon), les serpents d’eau des rizières sont pour la plupart inoffensifs, mais celui ne fuit pas vraiment à notre passage, ce qui selon Boon, montre qu’il est venimeux et qu’il n’a pas peur… !

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Sticky Rice in Bamboo

La nuit tombe déjà quand nous revenons chez Thong Di, au programme, petit cours pour apprendre comment cuire du Riz collant dans du bamboo au feu de bois. C’est sucré et délicieux, accompagné de poissons, poulets, et pleins de légumes. On s’est régalé !

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IMG_3212IMG_3216 IMG_3219 IMG_3222Petite vidéo de Boon et Thong DI en action dans la cuisine:

 

Petite douche froide au fond du jardin et au dodo, dans la maison du fils de Thong Di, à même le sol sur une natte. Pas moyen que je me lève en pleine nuit pour aller aux toilettes au fond du jardin. J’entends pleins de chiens aboyer, et trop peur de croiser un serpent ou pire 🙂

 

JOUR 3 : Retour au Spicy Villa + bains avec les éléphants

Retour à Spicy Villa

Réveil avec le chant du coq à 6h du matin, il fait jour et j’ose enfin sortir pour aller aux toilettes  pendant que Clément dort encore.


Arès un bon petit déj, et une petit photo souvenir avec la famille de Thong Di, nous repartons vers Spicy Villa, à pied cette fois-ci et à travers la jungle.

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Un moment donné, il y a plus vraiment de chemins et nous devons traverser des marécages. Je repense au serpent croisé la veille, et prend une grande respiration avant de rentrer dans l’eau marron. Baptême de marécages réussi !IMG_0932

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Cours de cuisine Thai

Deux heures plus tard, nous voici revenu dans notre bungalow à Spicy Villa. Boon nous donne un petit cours de cuisine Thai, on l’aide à éplucher et couper les légumes et ils nous donnent des instructions pour la cuisson. Tous les légumes sont juste saisis, pour rester croquants. A notre grand étonnement, ils mettent beaucoup d’exhausteurs de gouts de type bouillon knorr, oyster sauce, ou pâte de poisson toute faite … pour « donner du gout » et saler !

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Tout tout tout vous saurez tout sur le bouddhisme

Après le repas, alors qu’on s’apprête à partir faire la sieste, Boon commence à nous parler du bouddhisme, son origine, la vie de buddha. Un récit très intéressant, entrecoupé de sa propre expérience et de souvenirs d’enfance mais au bout d’1H30, voir 2 heures plus tard entre les problèmes de compréhension avec la barrière de la langue, ajouté à l’effet « digestion », notre attention commence à sombrer. Et je dois préciser que lorsque Boon commence à parler, on ne sait jamais quand ça va se terminer. C’est un guide super sympa et intéressant, il nous apprend énormément de choses sur la culture thai, mais il ne s’arrête jamais de parler, du matin au soir, parfois même sans prendre de respiration, il parle, parle, parle. Il nous a prévenu dès le premier jour qu’il était très bavard, ils nous a même dit que s’il parlait trop on devait le stopper ! Mais c’est compliqué et par politesse, on n’ose pas trop l’interrompre et on se lance des regards désespérés avec Clément, épuisés…faisant une croix sur notre sieste.

Bains des éléphants

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Puis nous partons nourrir des éléphants et assister à leur bain quotidien dans la rivière. C’est impressionnant d’être à côté d’un éléphant, c’est à la fois lourd et imposant, mais j’arrive quand même à leur trouver une certaine agilité. En revanche, quand il décide de s’allonger dans l’eau vaut mieux déguerpir vite fait si tu veux pas te faire écraser le pied !

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Spicy villa n’organise plus de trek à dos d’éléphants et j’ai envie de dire tant mieux…

Petite parenthèse sur nos amis les éléphants

Quasi tous les éléphants domestiques sont torturés violemment lors de leur dressage afin qu’ils aient peur de leur maitre (appelé mahout), une torture si poussée qu’ils préfèrent obéir plutôt que de revivre ce traumatisme.

Ce processus de domestication est appelé le Phajann, qui consiste en gros à « briser l’esprit » de l’éléphant. Je vous invite à taper phajann sur google (attention aux âmes sensibles…)

La moitié des éléphants meurent pendant le phadjann, d’autres deviennent fous, et ils sont tués. Bref, c’est pas très coucoune la vie d’un éléphant, heureusement il y a des centres qui recueillent et soignent les éléphants.

Les harnais qui tiennent la nacelle pour porter les touristes, attaché au flanc de l’éléphant sont douloureux. De plus un éléphant ne peux porter plus de 150 kg à la fois. Alors, avec une nacelle de 100Kg sur le dos, additionné au poids du mahout et des touristes, on dépasse vite ce chiffre.

Bref, on a décidé de pas monter sur des éléphants… L’éléphant qu’on a vu a surement du subir le phajann aussi, même s’il n’était pas dans un camp, il obéissait quand même au doigt et à l’oeil de son mahout… 🙁

Après coup je me dis qu’on devrait juste les regarder de loin et faire aucune activité avec ses pauvres pachydermes, même pas une simple baignade. Parce que même si on l’a juste approché et qu’on est pas monté dessus, toute activité payante avec un éléphant encourage cette pratique de domestication ultraviolente à des fins touristiques. Mieux vaut aller dans un parc naturel et prier pour croiser un éléphant sauvage !

Fin de la parenthèse sur nos amis les éléphants, retour à spicy villa

Après cette après midi avec Babar et son bébé. Nous retournons prendre un autre petit cours de cuisine Thai au Spicy Villa. Comme d’hab, on cuisine directement sur le sol, en cercle, c’est très convivial !

D’autres personnes, sont arrivés au Spicy Villa, une famille francaise et une autre Italo/anglaise. On papote autour du repas qu’on a préparé avec une bière thai. Puis Boon me propose un massage des pieds contre une chanson, un bon deal ! Finalement Clément aura lui aussi droit à son massage des pieds sans meme devoir chanter (Heureusement pour nous! Non je déconne Clémeeeeent !!)

 

JOUR 4 : Apprentissage de l’artisanat Karen

Aujourd’hui, au programme c’est travaux manuel !!

IMG_3343Après un délicieux petit déj, à base de pancake et omelette maison avec vue sur les montagnes, on commence notre apprentissage des techniques de construction Karen. Vu que Clément est censé construire une cabane en bambou dans un orphelinat au Népal où nous irons plus tard, il souhaite apprendre les techniques de bases pour travailler le bambou, et apprendre un faire un sol et un toit tressé. De mon coté, avec l’aide de Thong Di et ma machette, je tente de faire une cup en bamboo, ça demande une certaine technique car le bambou se fend facilement, et une tasse avec des fissures, et ben c’est plus étanche et du coup c’est pas très pratique pour boire ton café !
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L’après midi, nous sommes censés apprendre les techniques de tissage traditionnel. Mais lorsqu’on arrive, la jeune fille qui devait nous montrer n’a pas trop le temps et nous dit qu’elle va nous montrer vite fait en cinq minutes comment on fait et qu’on devra ensuite se débrouiller seul pour continuer.

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Sauf que c’est super compliqué et c’est pas en la regardant 5 minutes que je réussis à comprendre comment le métier à tisser fonctionnait. Finalement une autre fille prend sa place et m’aide à réaliser une écharpe. En deux heures, j’ai avancé sur une quinzaine de centimètres, c’est très long ! Evidemment, comme elles ont l’habitude et qu’elles apprennent très tôt, les filles d’ici vont beaucoup plus vite !

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Ensuite elles revendent ce qu’elles tissent sur les marchés locaux.

Pendant ce temps là, Clément perfectionne ses travaux pratiques en bamboo.

Puis nous repartons en cuisine pour un autre cours de cuisine Thai !IMG_3369

Il y a plus de monde ce soir à spicy villa, et tout le monde est derrière les fourneaux pour préparer un plat différent ce qui donnera lieu à un succulent festin !

Avant de dormir, je sors la guitare, et un des guides, originaire du Myanmar propose de nous jouer une chanson birmane. Moment bien sympa!

JOUR 5 : L’aumone aux moines bouddhiste, visite d’une école, et bamboo rafting

Ca y est, c’est déjà notre dernier jour à Spicy Villa ! Avant de partir, on peint nos noms en thai sur une des rambardes de la salle à manger, petit rituel traditionnel des voyageurs qui sont passés au Spicy Villa.IMG_20160809_110325609Puis, nous partons en direction d’un temple bouddhiste, pour donner l’aumône aux moines.

Sur les marchés on voyait souvent des sortes de paniers emballés comme des paniers cadeaux avec toutes sortes de choses dedans, du dentifrice, du riz, des tongs, du shampooing…et on se demandait à qui était destiné ce genre de panier cadeau. Et bien ce sont les moines bouddhistes !

Les moines n’ont pas le droit de travailler, ils vivent de l’aumône, les gens achètent donc ces paquets tout fait pour les ramener au temple en tant qu’offrande et ensuite ils reçoivent une bénédiction du moine. Les moines font aussi l’aumône très tôt le matin en passant dans la rue avec un panier.

Il y a pas mal d’enfants dans les monastères, parfois les familles qui n’ont plus les moyens de subvenir au besoin de la famille, choisisse d’envoyer un de leur enfant dans un monastère. Il y restera jusqu’à sa majorité puis peut faire le choix de quitter le monastère ou d’y rester et devenir moine. Boon, notre guide a vécu dans un monastère cinq ans après la mort de son père.

Les moines doivent respecter 227 consignes de vie, dont les 4 plus importantes sont ne pas tuer, ne pas voler, ne pas avoir de relation sexuelles et ne pas être trop prétentieux.

Ils n’ont pas non plus le droit de courir, de danser, et tout un tas d’autres règles. Ils passent leur journée à méditer, s’instruire et prier.


IMG_0914Nous avons donc offert un « panier cadeau » à un des moines, puis ils nous a enroulé un fil de coton blanc autour du poignet en donnant une longue bénédiction pour notre vie future. Puis nous avons du faire un vœu et verser une bouteille d’eau dans la terre tandis que le moine nous bénissais à nouveau. Avec ces deux bénédictions, on etait protégés pendant un moment, enfin c’est ce qu’on croyait…
Finalement, vu tous les pépins qui ont suivi, je me dis que j’ai du faire un truc de travers pendant la bénédiction… !

 

Ensuite nous sommes allés dans une école juste à coté du monastère, j’ai chanté une chanson, puis une élève a aussi chanté une chanson devant toute sa classe. Les élèves sont très mignons dans leur uniformes.

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Enfin, on est parti faire du bamboo rafting, ce qui franchement valait pas trop le coup. T’es sur un long radeau en bambou avec un mec qui pagaie sur une rivière marron dégueu, parfois il y a quelques rapide mais franchement c’est plutot long et ennuyeux. Bref pas le meilleur souvenir de ces 5 jours .

Voilà donc le résumé de nos 5 jours à Spicy Villa:

On a passé de très bons moment la bas dans les montagnes, nos deux guides étaient vraiment au top, hyper sympa et on a appris beaucoup de choses sur la culture Karen et la culture Thai en général. La nourriture etait également délicieuse et l’ambiance au spicy villa est vraiment sympa !

Par contre, avec le recul, au lieu de prendre un package, je pense qu’il vaut mieux y aller et choisir les activités à la carte, ça nous aurait éviter de faire ce bamboo rafting chiant par exemple ou le bain des éléphants. On a payé un prix assez conséquent pour ces cinq jours et on était un peu surpris en arrivant que l’eau n’était pas comprise dans le prix et qu’il vendait les bouteilles bien plus cher que ce que tu trouves dans les magasins normalement. Et le deuxième point négatif, c’est lorsqu’on nous a fait signer un papier à la fin qui « incite vivement » voir impose de donner un pourboire à ton guide d’au moins 400 bath par jour (50 euros pour 5 jours donc…) en plus de ce qu’on paye déjà. Dans ce même papier, on trouve des phrases comme «  si votre guide vous a fait un massage, vous pouvez lui donnner 100 bath de plus… » .

Donner un pourboire, je trouve ça normal mais imposer un montant défini aussi élévé, alors qu’on paye déjà cher le package, c’est un peu moyen. Et en plus ça te met en porte à faux avec ton guide car si tu lui donne pas la somme qu’ils « suggère vivement », il peut penser que c’est parce qu’on a pas apprécié. Bref, ça nous a un peu refroidit…

Malgré ca on regrette vraiment pas, on a vraiment vécu de très beaux moments pendant ces cinq jours dans les montagnes de Mae song

Conseil pour padawan voyageurs au Spicy Villa:

Au marché avant de monter dans les montagnes, un pack d’eau en bouteille au marché tu achèteras!  

Sur les routes de montagnes boueuses, des chaines tu prevoieras.

Si tu veux faire des choses en bamboo, une belle machette tu achèteras.

 

 

 

Koh Lanta

Le transfert de Krabi à Koh Lanta

En saison basse (prendant la mousson), on nous a dit qu’il était impossible de prendre le bateau vers Koh Lanta par nos propres moyens. Nous avons du prendre un mini van qui fait la traversée jusque l’ile dans un bac. Il faut compter 2 bonnes heures de Krabi à Koh Lanta.

Arrivés dans un resort simple mais confortable et propre, on se met direct en maillot et on fonce sur la plage. A notre grande surprise, c’est très différent de Koh Phangan, la plage est sale, la mer ramène toute sorte de déchets de plastique, tong, bidon jeté par l’ homme…. la mer est très agitée, beaucoup de grosses vagues et de nombreux rochers… bon c’est peut être pas le spot idéal pour se baigner.

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On décide donc de louer un scooter pour faire découvrir les plages de la cote ouest l’ile et peut être changer d’hôtel. Notre premier scooter ! Attention en Thailande, on roule à gauche et ça klaxonne sec ! (Comme vous pourrez le constater dans les prochains post, je en sais pas pourquoi mais ils nous filent toujours des scooters roses de barbie…)

NDLR: je me suis mise devant pour la photo mais en fait c’est Clément qui va conduire et rouler sur un truc qui va crever notre pneu 😉

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Le coup de la Panne

Nous roulons plus d’une demi heure jusqu’ au sud de l’ile où il parait que les plages sont sauvages et désertes. Mais les plages qu’on voient sont également toutes très sales…zut…

Sur la route, on se rend compte que beaucoup d’hôtels et de restaurants sont fermés. C’est la saison basse et l’ile est un peu morte à cette période.

Alors qu’on roule sur une route au milieu de nulle part, le scooter se met à faire un drôle de bruit…On s’arrête sur le bas côté et constate qu’on a crevé… cool !

J’appelle le mec qui nous a loué le scooter et il me dit de le ramener en roulant avec le pneu crevé, sauf qu’on est quand même à une demi heure de chez lui…

Ou sinon il propose d’essayer de trouver un taxi par nous même qui peut prendre le scooter à l’arrière…mais il y a pas grand chose dans le coin….tout est fermé…

On marche un peu plus haut sur la route, on croise deux gros singes qui traversent la route. Je suis tellement dépitée que je les ai même pas pris en photo.. finalement on trouve un hôtel qui connait un garage pas loin.

Le mec arrive, roule avec le pneu crevé jusqu à son atelier et le répare vite fait bien fait ! Quel efficacité, et seulement pour 200 baths (moins de 5 euros) !

Retour à la maison, il fait déjà presque nuit. On décide de changer d’hôtel le lendemain et d’aller tout au nord finalement, vu que beaucoup de resort sont fermés dans le sud.

 

Farniente au Golden Bay

Vu que c’est la saison morte, on s’est trouvé un hôtel bien chicos avec piscine pour pas cher, le Golden Bay.

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J’en ai profité pour commencer le blog, Clément a perfectionné son anglais, on a profité de la superbe piscine quasiment pour nous tout seuls pendant les 6 jours où on est resté!

Au programme farniente abusive, écriture du blog, lecture au bord de la cipine, et cocktail en matant les couchers de soleil et la mer déchainée. Une vie de chien quoi…

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On s’est pris des sacrés de coup de soleil, même en se tartinant de crème! Enfin Clément lui au début n’en mettait pas en disant, « non c’est bon je brule pas ». Mouais…. quand il a tourné écrevisse le premier soir, il a finalement reconnu les bienfaits de la crème solaire. 

Bref rien de palpitant à raconter sur notre séjour à Koh Lanta, c’était très agréable d’être quasi les seuls dans l’hôtel et sur la plage, mais c’est aussi du coup un peu mort quand tu sors. Il paraît que la mer en saison haute est totalement différente, calme et d’un bleu translucide, et propre !

D’ailleurs, un restaurateur à Krabi nous a expliqué que c’était du à une question de courant. Apparemment, pendant la saison basse, la mer ramenerait toute sorte de cochonneries venant d’Inde…enquête à suivre…IMG_0849

Sinon, contrairement à ce qu’on nous avait dit, on a eu pas mal de soleil, une grosse averse par jour et pas mal de vent mais pas pire que sur la cote est de la Thailande.

Enfin, on a pas trouvé Denis Brogniart à Koh Lanta, ni les fameuses réunions du conseil, je crois que c’est un mythe…

Ah oui et aussi ma passion toute récente pour les crevettes a pris fin à Koh Lanta, je suis tombée sur une crevette pas nette qui m’a rendu bizarre toute l’aprem. Du coup, j’ai plus trop confiance dans la crevette. Je vais faire une longue pause, on verra si je reprends plus tard….

Conseil de Padawan Voyageurs à Koh Lanta :

En saison basse, à Koh Lanta te rendre tu peux

Peu de gens cependant, tu croiseras

Beaucoup d’hôtels fermés seront

Sur des plages cracras, tu marcheras

mais des hotels chics et désert, à bon prix tu trouveras

la piscine pour toi tout seul, tu profiteras,

et sous le soleil de Koh Lanta, tu grilleras

Krabi

De Khao Sok à Krabi, l’arnaque du chauffeur

Après ce deuxième jour dans le parc de Khao Sok, nous avons directement repris un mini van pour rouler vers Krabitown, ville transit pour rejoindre ensuite les iles de la cote Ouest en bateau. Soit deux heures de route du lac à Khao Sok, puis 5 heures de mini van entre Khao Sok et Krabi !

Le chauffeur du mini van, devait nous conduire jusqu’ à l’adresse qu’on lui avait indiqué à Krabi, mais sur la route il s’est arrêté devant un autre hôtel loin du notre, nous a demandé de descendre avec nos bagages et après avoir essayé de nous convaincre de rester dans cette hôtel, il s’est barré en nous laissant je ne sais où avec nos bagages!!

Heureusement son pote, par acquis de conscience est revenu et nous a dit de remonter dans le van, puis nous a conduit à la bonne adresse…On avait lu dans le guide que ça arrivait régulièrement. Le chauffeur à un arrangement avec un hôtel, et il t’y emmène presque de force même si tu lui dit a rien demandé et que tu veux pas aller là !

 

Chanchalay GuestHouse

Bref, finalement on a trouvé un petite guesthouse vraiment au top à Krabi, où on s’est senti tout de suite super bien : le ChanChalay Guesthouse.

La chambre était décorée avec énormément de goût, et ça faisait du bien de prendre une bonne douche chaude après ce long trajet bien fatigant ! L’endroit est vraiment très agréable, et le personnel aussi, on s’y est vraiment senti comme chez nous. Je la mets dans mon top 3 des guest house de Thailande.

Chanchalay guest house, Krabitown

Par contre, je vous conseille de prendre les chambres avec la salle de bain privative. On a testé à notre 2ème venue à Krabi, la chambre avec salle de bain partagée et c’est certes beaucoup moins cher, mais la chambre est aussi beaucoup moins bien (Vu sur un mur à 50 cm de la fenêtre, chambres hyper bruyante).

Ca reste correct et propre mais les autres chambres avec salle de bains sont TELLEMENT mille fois mieux! Je vous conseille aussi de tester leur club sandwich : c’est une tuerie !

Bref, après la douche chaude avec pression (le bonheur!) c’était déjà l’heure de diner, et on s’est donc dirigé vers le night Market, à deux pas de notre guest house pour manger un truc.

 

The Night Market

En passant devant un des stand de nourriture, une mamie thai nous a direct embarqué vers une table sans nous laisser vraiment le choix en nous convaincant de nous asseoir à coup de « yummy yummy, no spicy ! ».

On a pas voulu la contrarier et on s’est installé là pour manger un des meilleurs pad thai qu’on ait pu gouter depuis le début de ce voyage ! Une autre mamie qui avait facile dépassé les 70 ans nous a vendu des bières pour accompagner le pad thai . Elles s’affairaient toutes les deux dans tous les sens, sans s’arrêter. Il y avait du monde et elle savaient y faire pour remplir les tables vides! Des sacrés mamies pleine d’énergie !

Après ce délicieux repas sur le marché de nuit près du port, retour au Chanchalay ou nous décidons de rester une nuit de plus plutôt que de partir le lendemain matin vers Koh Lanta. Besoin de se poser un peu après les longs trajets des derniers jours, de plus cette ville nous a vite donné une impression fort sympathique.

Le lendemain, nous nous sommes donc baladé dans les rues de Krabi Town pour découvrir une ville assez jeune et branchée avec beaucoup de thai au look stylé et arty .

 

Le massage Thai

L’après-midi, nous décidons de se faire masser. On s’arrête devant un centre de massage tenu par une femme d’un certain âge. Elle nous montre ses diplômes accrochés sur la devanture avec une photo d’elle, serrant la main à un politicien ou quelqu’un de haut placé apparemment.

Elle nous explique qu’il faut toujours vérifier que le centre de massage dans lequel on entre a obtenu un certain sigle qui doit être sur la porte… On rentre confiant, et on choisit un massage des pieds puis un massage thai à l’huile. Elle nous offre un thé et appelle deux de ses employées pour nous masser.

Ce fut une torture.

.Le pire c’est quand elle s’est mis à appuyer sur les tendons de ma voute plantaire avec des bâtons de bois. La ça virait vraiment au cauchemar…

Clément de son coté a vécu le massage des pieds comme des petites chatouilles, alors que moi je souffrais le martyr…

C’était de la réflexologie et ça m’a complètement déprimée quand elle m’a montré à quoi correspondaient les endroits qui me faisaient souffrir : le foie, les intestins, les yeux, les oreilles et j’en passe…bref je me suis dit que tout mon corps devait etre sacrément déglingué pour que ce massage de reflexologie plantaire me fasse aussi mal !!

Puis on est passé au massage à l’huile sur tous le corps et le lendemain j’étais couverte de bleus sur tous les points ou elle avait appuyé… C’était mon troisième massage en Thailande, et j’avais pas trouvé les précédents super relaxant mais ce dernier massage à Krabi m’a convaincu d’arrêter avec le massage Thai ! C’est pas pour moi, ou alors on a surement pas trouvé les bons centres me direz vous .

En tout cas, c’est très (trop) puissant à mon gout, voir violent et douloureux.

Parfois c’est douloureux sur le moment mais on se dit qu’ après on va se sentir détendue, mais là franchement le lendemain, je me suis pas sentie plus relax, surtout quand j’ai vu tous les bleus apparaître sur mes jambes.

Bon c’est vrai ma peau marque vite, le corps de Clément a l’air de mieux supporter que moi les pressions intenses pendant le massage et on a pas eu le même ressenti du tout.

Je pense qu’ il faut tester plusieurs, et surtout trouver un ou une masseuse qui adapte l’intensité des pressions à la personne et sa sensibilité et qui est vraiment investi dans le massage. Ce qu’on a pas trouvé pour l’instant, on a surement était dans des trucs trop touristiques…

 

Krabi Weekend Night Market

Après cette petit séance de torture, nous sommes allés dans un autre marché de nuit dans le centre,le « Krabi weekend night market » où l’on a dégusté pleins de petits trucs sur les stands plutôt bons, dont des moules géante au beurre à l’ail qui valaient le détour ! Il y avait un karaoké à dispo sur une scène, et les gens venaient chacun leur tour chantaient (plus ou moins bien ) des chansons thai ! Ambiance très sympa, pleins de petits snacks à déguster, ainsi que des stands d’artisanat local et des jeunes ados qui jouaient de la musique traditionnelle.

Conclusion

Krabitown nous a bien plu, et si vous prenez le bateau pour rejoindre une des iles du sud ouest, ça vaut le coup d’ y passer une journée et une nuit!

Conseil pour Padawan voyageurs à Krabi

Un endroit niquel et agréable tu cherches, à chanchalay guesthouse tu trouveras

mais la chambre avec salle de bains partagée, tu éviteras 

leur club sandwich trop bon, tu gouteras

Si sur le pouce délicieusement manger tu souhaites, au marché nocturne tu te rendras

Un centre de massage conseillé sur des blogs ou bouche à oreille, tu choisiras,

et la torture tu éviteras.

Khao Sok et le lac Chiew Larn

The Tree house

tree house in Khao Sok

Pour rejoindre Khao Sok depis Koh Phangan, nous prenons un ferry jusque Don Sak, un mini van jusque Surat Thani, puis un big bus jusque Khao Sok (le fameux big bus avec le bon Jovi Thai à fond dans les enceintes pendant tout le trajet), soit 9h de route en comptant les pauses entre les différents transports.

Nous arrivons vers 18H à Khao Sok sous une pluie diluvienne, pour une fois on avait réservé à l’avance (le matin même) au Nature Resort Hotel, pour dormir dans une cabane dans les arbres avant d’aller le lendemain au cœur de la réserve Naturelle.

A l’hôtel, il nous propose plusieurs types d’excursion dans le parc, ça va de deux à cinq jours, entre stage de survie dans la jungle, trek en éléphant, nuit au lac, nuit dans la jungle et les prix montent vite selon le nombre d’activités et le nombre de jours. On ne peut pas aller dans la réserve par nos propres moyens donc nous nous décidons finalement pour un package avec une nuit au lac de Chiew Larn, un trek de 3h dans la jungle, un safari nocturne, puis une autre rando le lendemain jusqu’ à une grotte.

Nous regagnons notre Tree House qui se situe à l’orée de la jungle 800 mètres plus loin. Petit cabane, très mignonne, très confort, je peux enfin réaliser mon reve et me mettre dans la peau de Punky Bruster le temps d’une nuit.

Pas de toit dans la salle de bain, ils conseillent donc de bien fermer la porte pour ne pas avoir à faire à des « visiteurs » impromptus ! En effet, le lendemain matin, Clément aperçoit un gros singe au dessus de nos têtes qui lorsqu’il nous voit, secoue l’arbre pour faire tomber toutes les gouttes de pluie sur nous ! Petit coquin !

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Khao Sok et le lac Chiew Larn

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Nous partons donc le lendemain en direction du lac de Chiew Larn, accompagnés de notre guide, d’une famille d’anglais et un autre couple français avec qui nous allons passé les 2 prochains jours (enfin ce sera un jour et demi finalement…).

Premier arrêt le matin, 15 min dans un marché local pour faire le plein de provisions. Puis nous arrivons à l’embarcadère du Lac Chiew Larn.

Nous prenons un bateau et faisons un premier tour sur le lac, le paysage est magnifique, de nombreux rochers karstiques émergent de cette eau vert émeraude ainsi que des arbres morts, perdus au milieu du lac. Le paysage est assez irréel et mystérieux.

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Nous arrivons ensuite à notre logement pour la nuit, un village de cabanes flottantes. Petit bungalow simple avec des sanitaires à l’entrée de la jungle. On a un petit temps libre pour poser nos affaires, éventuellement se baigner, puis on prend le repas tous ensemble avec d’autres groupes qui passent également la nuit sur le lac.

Floating house

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Escalade dans la jungle

L’après -midi, nous partons pour notre premier trek dans la jungle avec un deuxième guide. La rando monte sec et le guide prend un rythme rapide dès le départ, ça plus la chaleur tropical, on est vite en nage…(aie j’aurais du faire plus de sport ces 10 dernières années)jungle

Le sentier dans le jungle se corse au fur et à mesure, le chemin est très boueux, ca glisse sec ! A la fin, ça se finit carrément en escalade de rochers incisifs et ultra glissants. Moi qui ai le vertige, étais pas rassurée du tout (tout niveau qu’ils disaient sur la brochure!!) Après l’escalade, nous arrivons à un point de vue magnifique sur le lac mais j’en profite pas tant que ça, car mes jambes tremblent encore et j’ai le vertige d’être sur ces rochers qui donnent sur le vide….

View Point

Ca me paraît impossible de prendre le même chemin pour le retour mais c’est bien ce qu’on va devoir faire …J’ai pas fait pas la maligne sur ce coup là…j’ai mis du temps à descendre, j’ étais tétanisée sur la paroi raide et toujours aussi glissante…(j’ai pas signé pour de l’escalade bordel !!) 

 

A la recherche des animaux perdus

Après cette première petite rando éprouvante, je demande le programme à la guide, et lui demande comment ça se passe le safari de nuit dans la jungle prévu pour ce soir. Elle me répond qu’il n’y a pas de safari de nuit dans la jungle (ha bon?), mais juste une autre balade en bateau près du rivage pour essayer de voir des animaux…(ha ok…)

Un peu décus, nous repartons donc à la tombée de la nuit en bateau pour voir des animaux… mais le moteur du bateau fait tellement de bruit que c’est une vaste blague que d’imaginer que des animaux vont se pointer sur le rivage et nous faire coucou avec leur grosses paluches. On ne voit donc aucun animaux, évidemment… c’est comme si le père noel arrivait le 25 décembre en Harley Davidson devant la maison de chaque enfant en espérant ne réveiller personne…bref…

La guide est jeune et sympa, mais elle passe le trajet soit sur son portable, soit à papoter avec moi sur ses boulots précédents dans des yacht de luxe ou elles se faisaient pleins de thunes. En fait elle vient de commencer son boulot de guide, et j’ai pas l’impression qu’elle connaisse grand chose à la jungle ou la faune local, c’est d’ailleurs la première à pousser des cris suraigus quand on a vu une araignée pendant le trek. Bon sinon, elle est sympa et comme on a vu aucun animaux ce soir là (tu m’étonnes !) , elles nous offrent une bière Chang qui à pour logo un éléphant !

Retour au camp de cabanes flottantes pour un repas gargantuesque et une bonne soirée avec le couple français qu’on a rencontré. Je sors la guitare et joue quelques chansons avant d’aller se coucher dans notre hutte.

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A la recherche des animaux perdus (2éme tentative)

morning sunset

Le lendemain, on a rendez vous à 6h du matin. Nuit difficile ou je n’ai pas fermé l’oeil à cause de bruits plutôt flippant de la jungle. Je suis même persuadée qu’une fois j’ai été réveillée par un intrus dans notre cabane…je préfère ne pas savoir ce que c’était…

Pour cette deuxième journée, le programme aurait du être (toujours selon ce qui été écrit sur cette foutue brochure) un autre trek dans la jungle jusqu’ à la cascade puis visite d’une grotte.

Que neni que neni, la guide avait pas l’air trop motivée pour nous montrer la cascade ni la grotte. Et nous revoilà reparti de beau matin sur le bateau à moteur pour tenter à nouveau de voir des animaux…

Bon, cette fois ils ont arrêté les moteurs avant que tous les animaux de la jungle se planquent, et on a vu des singes de très trèèèès loin dans un arbre, sautant de branches en branches. Je vous épargnerai les photos, à moins que vous ayez envie de jouer à « où est Charlie ? » enfin… « où est le singe ?» 

Cependant, le spectacle du lac à la levée du jour est de toute beauté. Lorsque les brumes se lèvent au dessus de ces rochers, le décor devient mystique.

morning on the lake

Nous rentrons prendre notre petit déj, puis « temps libre , baignade» jusqu’ au départ. Bref, on pas fait grand chose le deuxième jour…en tout cas le programme vendue sur la brochure n’a pas été du tout respecté et on est un peu déçu vu le prix qu’on a payé….

Au moment de partir, une pluie torrentielle s’abat sur le lac, on attend un peu, car il y a une heure de bateau pour rejoindre l’embarcadère. Mais la pluie à l’air d’être partie pour la journée. Alors on met notre petit Kway sexy, nos sac à dos dans des sacs poubelles et on a baissé la tête sur le bateau pendant une heure, comme si on était tous punis 🙂 C’est ça aussi les plaisirs de la mousson !!

moonsoon la drache IMG_0808

Conclusion : le lac est magnifique, la bouf était top mais on s’est fait bien arnaqué sur les activités prévues !

 

Conseils de Padawan pour Khao sok

Un guide expérimenté et motivé, tu choisiras !

Pour voir quel truc fait un bruit bizarre dans ta hutte la nuit, ta lampe frontale à portée de main tu laisseras.

Koh Phangan (6 nuits et 7 jours)

Chaloklum

IMG_0723On a finalement trouvé notre havre de paix dans la torpeur paisible d’un petit village de pêcheur au nord de l’île : Chaloklum. Une charmante baie où la mer est calme et chaude, et les plages quasi désertes. Tous les touristes étaient sûrement dans le sud en train de faire la fête à la Full Moon Party ! Chaloklum s’avéra être l’endroit propice pour se reposer, découvrir la cuisine Thai et préparer la suite de notre voyage en sirotant des cocktails remplis de glaçons (avec un trou au milieu évidemment).

Pas d’anecdotes incroyables à raconter là bas, on a juste enchainé les grasses mat, les pad thai, les baignades dans l’eau à 30°, encore des Pad Thai, de la bière local (avec une petite préférence pour la Chang), et pour la première fois de ma vie, j’ai commencé à aimer les crevettes après des années de réticence à propos de la crevette. Elles ont commencé à me faire de l’oeil depuis l’assiette de Clément, et puis j’ai sauté le pas, j’ai commandé mon propre Pad Thai with shrimp (crevette en anglais), j’ai aimé, j’en ai repris une nouvelle fois, j’ai adoré et maintenant les crevettes sont ma passion.

Alors merci la Thailande pour avoir élargi ma palette gustative. Les moules avaient suivi le même processus quelques années auparavant, alors si je continue comme ça, je vais bientôt me mettre à manger du poulpe, ou encore mieux, de la méduse.

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Bref, on est resté 3 nuits à Chaloklum, puis on s’est dit que ça serait bien de découvrir une autre plage, alors on est parti pour un aller sans retour pour Thong Nai Pan Yai en Taxi Boat, négocié sec avec un papy qui du coup faisait un peu la gueule sur le trajet …Les prix des transports sur Koh Phangan sont assez chers, ils s’alignent tous et la négociation est difficile. Le mieux est encore de louer un scooter, mais Thong Nai pan n’est pas vraiment accessible par la route, à moins d’avoir un 4X4.

 

Thong Nai Pan Yai

Donc après 30 minutes sur un petit bateau en bois, nous voici à Thong Nai Pan Yai (essayer de le prononcer tout haut, c’est pas facile!) , une jolie baie, certes un peu plus touristique que Chaloklum mais qui reste quand même assez sauvage. On est bien loin de nos stations balnéaires françaises, envahies par le béton des hôtels qui se construisent encore et toujours plus vite, détruisant la nature environnante.

On va dire, que les resorts à Thong Nai Pai Yai, sont un peu plus « luxe » avec piscine, mais ca reste quand meme abordable si tu prends pas la clim. Et il y a seulement 3 ou 4 resorts maximum, composé de petits bungalows, qui ne dénaturent pas trop le spectacle de la jungle luxuriante autour…

Au niveau des restos, les prix augmentent presque du simple au double comparé à Chaloklum…ca donne du coup parfois un petit goût amer à ton poisson grillé mais c’est quand meme tellement bon  (surtout les crevettes) ! On s’est régalé les pieds dans le sable, à gouter la cuisine Thai , saine et délicieuse.

Après deux nuits, on décide de faire une dernière plage avant de quitter Koh Phangan, nous voilà donc à nouveau dans un Taxi Boat direction Bottle Beach, au milieu du trajet, notre pilote laisse la barre à Clément qui est super content !

(Cf photo ci dessous)

on the way to bottle beach!

 

Bottle Beach

Bottle Beach, petite baie encore plus fermée ( 3 restos, 2 logements) qui se situe entre Chaloklum et Thong Nai Pan Yai. Pareil, difficile d’y acceder par la route (mais on l’a quand même fait au retour dans le 4X4 du proprio du resort, vu la piste que c’est t’as plutôt intérêt à être un as du volant pour pas ne pas peter tout ton bas de caisse dans un troutranquillou

A Bottle Beach, l’ambiance est un peu plus jeune et roots que les 2 plages précédentes. Des fois ils craquent un peu et ils mettent de la dance à fond, en pleine aprem quand toi tu lis penard dans ton hamac. Mais les gens étaient bien sympa et plus « à la cool » que dans les resort de Thong Nai pan Yai.

On y a passé une nuit puis on est reparti direction le port de Thong Sala pour prendre le Ferry. Prochaine étape : la réserve naturelle de Khao Sok !

 

Conseil pour les Padawan Voyageurs à Kho Phan Gan:

Dans les magasins, restos, centres de massage, partout, tes pieds tu déchausseras,

Donc une paire de sandale facile et rapide à enlever tu choisiras (parce qu’avec des birkenstock à lacet, la galère ce sera)

Pour trouver le calme et la tranquillité, dans le Nord de l’ile, tu iras

Pour faire la fête et malmener ton foie, dans le Sud tu fonceras

Si tu es un très très bon conducteur, un scooter tu loueras

Si tu n’es pas un très très bon conducteur, les taxis chers tu raqueras.

De Bangkok à Koh Phangan

L’arrivée à Bangkok

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Après 16h d’avion, avec une escale à Bombay où on a dû sprinter pour avoir notre correspondance car le 1er avion avait du retard, nous sommes finalement arrivés à Bangkok !

Humm cette chaleur tropicale qui t’enveloppe quand tu sors de l’aéroport…ça te met direct dans l’ambiance! Puis tu prends ton premier taxi thai, dans lequel il fait 20 degrés de moins direct, et là t’es encore plus dans l’ambiance! Ici la clim, c’est toujours à fond, en mode Mister freeze. Alors un petit conseil, n’ oublie jamais ton petit pull quand tu prends des transports.

Une fois les affaires déposées dans la chambre de l’hôtel, on décide de se balader dans les alentours du quartier chinois où on se trouve, et se mettre quelque chose sous la dent. Il fait déjà nuit et peu de restos semblent ouverts, on a du coup tenté le Boui boui de rue et mangé nos premières « fried noodles » : délicieux!

 

Glaçons ou pas glaçons ?

Clément se fait servir un verre de jus de fruits rempli de glaçons, qui donne lieu à notre premier débat de voyage: pour ou contre les glaçons en Thailande ? On conseille souvent d’éviter les glaçons dans les pays où l’eau du robinet n’est pas potable. Cela dit, dès notre arrivée dans la chambre, on s’est brossé les dents avec l’eau du robinet…pas encore les bons réflexes…Finalement Clément décide de boire son verre rempli de glaçons, moi non…

Le soir, après quelques recherches sur le net, je lis qu’en ce qui concerne la Thailande, s’il y a un trou au milieu du glaçon, normalement ça risque rien, ça provient d’ une usine à glaçons qui utilise de l’eau purifiée. Par contre, vaut mieux se méfier de la glace pilée. Il m’a fallu encore quelques jours avant de tenter les glaçons dans mes verres, mais je m’y suis mise et tout va bien pour l’instant on a pas été malade et les cocktails c’est quand même bien meilleur quand c’est frais!

 

De Bangkok à Chumphon

 

Le lendemain, après une nuit de 15H (c’est l’hôtel qui nous a réveillé pour nous dire qu’il fallait quitter la chambre, et payer 150 bath en plus pour le retard), nous sommes partis à la gare de Hua Lam Phong pour acheter nos billets de trains de nuit vers Kho Phangan.

On a pris un billet train/ bus/bateau tout compris, avec la compagnie Lomprayah pour 1600 bath par personne.

Train de nuit au départ de Bangkok à 19H, arrivée à 4h du mat à Chumphon, puis une heure de bus jusque l’embarcadère et speed boat à 9H du mat.

Comme ils restaient quelques heures à tuer avant le départ du train, on en a profiter pour se faire masser dans la gare. Pour moi ce fut massage des pieds, et Clément testa direct le vrai massage thai complet.

Une bonne détente avant de reprendre la route.

Le train couchette

IMG_0712Le train de nuit c’est fun, quand tu arrives tu te demandes où sont les lits, mais en fait tous les sièges et tables se transforment en petites couchettes. On a pris notre repas dans le train mais ils se gavent sur les prix , on a payé 400 bath à 2 alors qu’ à Bangkok, on a mangé pour 120 Bath à 2…Puis le contrôleur a installé nos lits, et je me suis très vite endormie. Clément qui était dans la couchette du dessus, n’a pas fermé l’oeil de la nuit…

On avait mis nos réveils pour être sur de ne pas louper l’arrêt, car le train stoppe toutes les 10 minutes et on ne sait jamais vraiment trop où on est.

Le train n’avait pas de retard, et on a pu enchainer avec le bus et le bateau sans encombre.

 

Speedboat pour Koh Phangan

Avec du recul, je ne reprendrai plus le speedboat de Lomprayah, mais plutôt le ferry sur une autre compagnie, comme on a fait plus tard au retour. C’est plus lent mais c’est aussi plus authentique. Le speedboat c’ était un peu l’enfer, il surcharge le bateau avec pleins de touristes, tellement surchargé, qu’on a du tous se mettre à l’avant du bateau pour faire balancier pour réussir à quitter le port…Dans le bateau, il te mette un spot publicitaire de 15 min en boucle pendant 3H, sous fond de musique house, où tu vois des touristes se bourrer la gueule sur la plage pendant les fullmoon party qui a lieu une fois par mois sur Lille de Koh Phangan…

Manque de bol, on est arrivé la veille de la Full moon Party, et la plupart des touristes qui étaient sur ce bateau étaient là pour venir faire la grosse fête en mode soirée ibiza house club sur la plage…alors qu’on aspirait juste à se poser tranquillou sous des cocotiers au calme…

Arrivée à Koh Phangan à 11H30 du mat, après plus de 16H de transports divers (Clément n’a toujours pas dormi)…Sur les conseils du guide du Routard on appelle un certain Joel, très sympa, qui s’affole un peu quand on lui dit qu’on a pas réservé d’hôtel. « Heu les gars, là c’est la full moon party, tout va être plein, tentez le coup dans le nord de l’ile », là on devient tout blanc et on stresse un peu de se retrouver sans logement après ce long trajet, on commence à être les rois de la dernière minute. Finalement, un taxi nous conduit dans le nord à Chaloklum, et ouf on trouve de la place dans un mignon petit bungalow au bord de la plage pour pas trop cher !

La suite des aventures à Koh Phangan dans le prochain billet !

Conseils pour les padawan voyageurs:

Ta petite laine dans les taxis et bus, tu prendras

Seuls les glaçons avec un trou, tu accepteras

Dans le train couchette, la couchette du dessous tu choisiras

Le ferry au speedboat pour touristes, tu privilégieras

Les Préparatifs du voyage

Ça y est, la grande aventure a commencé déjà depuis 15 jours, et pas eu le temps d’écrire une ligne sur notre voyage. 

Je profite donc de ce moment détente en face de la mer, sirotant un fruitshake à l’ananas sur l’ile de Koh Lanta pour commencer le blog !

Mais avant de décrire ce qui s’est passé ces deux dernières semaines, parlons un peu des préparatifs de ce voyage.

 De mon côté, ce fut l’un des départs  les plus à l’arrache que j’ai pu faire. J’ai fini de boucler mon sac 5 minutes avant le départ.

Même pas eu le temps de préparer de la musique (et comme vous le verrez, je vais énormément le regretter par la suite…)

J’ai acheté la veille du départ un baladeur de marque Djix complètement pourri une vrai daube pour une 40 euros, ça n’en vaut même pas 5…N’achetez JAMAIS ça !!

Djix de merde

En rentrant chez moi je me suis rendu compte qu’il n’était pas compatible avec Mac. J’ai fini par trouver une astuce à l’aéroport, en passant par iTunes pour réussir à mettre des morceaux dessus. Je n’avais pas acheté d’iPod, justement pour ne pas avoir à passer par iTunes… C ‘est raté….J’ai quand même réussi à mettre une vingtaine de morceaux, histoire de me distraire pendant les 16H de vol (ha ha la bonne blague)

Malheureusement j’ai vite découvert que le son était , non seulement pourri, mais en plus lorsque mon voisin dans l’avion s’est mis à ronfler plus fort que les réacteurs, en mode apnée du sommeil, j ‘ai voulu monter le son et j’me suis rendu compte qu’il se bloquait au niveau 17 avec un message de prévention sur les risques auditifs…merci, c’est sympa …

Le niveau 17 est un niveau terriblement bas qui ne t’empêche en aucun cas de ne pas entendre ton voisin qui fait trembler ton siège avec ses vibrations nasales.     Bref je déteste ce baladeur en plastoc avec son casque en plastoc qui va m’obliger à écouter de la variétoche thaï fusion hardrock Fm années 80 à fond dans les bus pendants des heures.

Oui car dans les bus, ils mettent souvent de la musique. Pas une musique de fond, non mais un haut parleur qui crache très fort dans tes oreilles. Et c’est comme ça, qu’à cause de mon baladeur en plastic pas assez puissant, j’ai du écouter à fond du hard rock fm thai pendant plusieurs heures, on aurait dit du Bon Jovi chantant en thai qui aurait trop flirté avec Limp Bizkit…dur…quand même le hard FM des années 80, quand on aime la musique, ça fout un coup au moral…

A la moitié de la route, Clément a senti que j’étais à deux doigts de la crise de nerfs auditives, et m’a gentiment prêté son casque, pour avoir un peu de répit.                J’ai un super casque de studio chez moi, mais obsédée par le poids de mon sac je me suis bêtement interdite de le prendre… je m’en mors déjà les doigts.

Tiens, bonne transition pour parler du sac et son contenu.

Le sac à dos

Mon sac doit faire dans les 10 kgs et celui de Clément 12 kgs , c est plutôt pas mal. On est à peu près dans les objectifs qu’on s’étaient fixé pour éviter de se casser le dos au cours du voyage.

J’ai acheté un 50 litres, de marque Forclaz ( décathlon à fond la forme) choisi finalement 2 jours avant le départ, Clément a le même version homme en 60l. Pour éviter de se casser le dos, on a bien limité le nombre de vêtements et de chaussures.

backpackerbackpacker

Mon sac doit faire dans les 10 kgs et celui de Clément 15 kgs , c est plutôt pas mal. On est à peu près dans les objectifs qu’on s’étaient fixé pour éviter de se casser le dos au cours du voyage.J’ai acheté un 50 litres, de marque Forclaz ( décathlon à fond la forme) choisi finalement 2 jours avant le départ, Clément a le même version homme en 60l. Pour éviter de se casser le dos, on a bien limité le nombre de vêtements et de chaussures.

 

La quête des chaussures parfaites

C’est là ou je passe sur le sujet chaussures qui n’est pas piqué des vers non plus, si vous me pardonnez l’expression.

J’avais opté pour une paire de sandales et une paire de chaussures de Trail ( comme ils le conseillent sur tous les sites pour les tours du monde). Pour la chaussure de Trail, on s’ est dit qu’on trouverait plus de choix et moins chers sur internet.

En effet comme ça allait être nos seules chaussures on voulait pas se taper des pompes roses fluo au pied pendant 6 mois, et franchement c’ est pas facile de trouver des chaussures de Trail sans fluo. J’en ai donc commandé une première paire qui finalement s’avérait plutôt être des chaussures de yoga que des chaussures tout terrain pour traverser le monde ( pourtant dénichées dans la rubrique chaussures de Trail d’Irun…)

Je les ai donc renvoyées et je me suis mise à écumer tous les magasins de chaussures des Hauts de France à la recherche de la chaussure parfaite, en essayant de rassembler tous les critères que j’ avais lu sur le net pour ce type de voyage, mais j’ai rien trouvé.

Cette quête m’ a d’ailleurs permis de découvrir que :

1/ Non, mes pieds ne sont pas si fins que ça                                                              2/ Mon pied gauche fait une pointure de plus que mon pied droit                                  3/ Quand on porte des semelles orthopédiques c’ est dur de trouver chaussure de Trail à son pied.

Résultat, à force d’hésiter, deux jours avant le départ , j’ en avais toujours pas!

Ils te foutent tellement la pression pour le choix des chaussures sur les sites de voyageur en disant que c’ est hyper uber important d’avoir de bonnes chaussures tout terrains et conforts que j’ai failli devenir cinglée avec cette histoire.

En panique et dépitée, j’ai finalement acheté en même temps que mon sac décath’, des chaussures de rando basse décath, en gore tex (alors qu’on le déconseille vivement pour les pays chauds) mais bon…c’était ça ou partir pieds nus dans la jungle.

Concernant le choix de sandales, ce fut la même folie, je m’ étais mis en tête de me trouver des birkenstocks, la fameuse marque allemande au top du confort, le graal pour les pieds sensibles, la rolls royce de la tong, le golden globe de la sandale. Cette quête obsessionnelle de la chaussure parfaite a repris de plus belle et encore une fois, impossible de trouver en magasin le modèle ou ma pointure qui va bien.

J’ai donc commandé sur internet, encore une fois…

J’ en ai reçu une première qui me lacérait les chevilles, puis une deuxième trop étroite ( il y a plusieurs types de modèle pour une même pointure : étroit, normal , large) et une 3 ème qui est arrivée 2 jours après mon départ…bref jsuis partie du coup avec la 1ère paire qui me lacérait les chevilles. Mais ça va en faisant un trou en plus dans les lanières, ajouté à quelques jours de marches, dont une journée sous une pluie de mousson elles se sont assouplies et ne me font plus mal.

J’ai évidemment emmené Clément dans cette même quête folle de la chaussure parfaite, il a à son compte renvoyé 1 paire de basket et 2 paires de birkenstock, il est finalement parti avec ses tongs en plastoc, faute de mieux.

Bon sinon, pour vous rassurer, on a quand même pris une pharmacie, nos passeport, nos permis, ha non, clément a oublié son permis…

Bref je suis à Koh Lanta pour écrire le blog de ce voyage, et je me dis qu’il serait peut être temps d’arrêter de parler de chaussures et d’entrer dans le vif du sujet : l’arrivée en THAILANDE, rendez vous donc au prochain article, et promis je parle plus de chaussures…